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"La violence n'est pas un moyen, mais déjà une pratique"


Elsa DORLIN


  

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*Rassemblement de prostitué-e-s à Paris

--> Pute Pride

Rassemblement de prostitué-e-s à Paris






-> info AP

PARIS - Trois ans après l'adoption de la loi sur la sécurité intérieure, qui pénalise le racolage passif, des prostitués ont manifesté samedi après-midi (18 mars 2006) à Paris pour réclamer un véritable statut.

La manifestation a rassemblé une centaine de personnes, selon la préfecture de police, 500, selon les organisateurs.

Les "travailleurs du sexe" ont demandé la "reconnaissance de leurs droits sociaux", "l'égalité des droits avec les autres travailleurs", le "libre choix du statut et des conditions de travail" et l'abrogation de l'article pénalisant le racolage passif.

Les manifestants ont aussi demandé le droit au changement d'état civil pour les transsexuels selon leur genre revendiqué, des actions ciblées de prévention des infections sexuellement transmissibles, du VIH/SIDA et des hépatites en direction des clients et la régularisation des sans-papiers sans conditions.

***********************

"Pute pride" à Paris: les prostituées défilent pour "leurs droits humains"



-> info AFP

PARIS- Place Pigalle puis rue Saint-Denis, des dizaines de prostituées ont manifesté, samedi à travers Paris, pour "faire reconnaître leur métier et leurs droits humains", lors de la première "marche des fiertés des travailleurs du sexe contre la loi Sarkozy" adoptée il y a trois ans.



"La Loi Sarkozy a renvoyé les filles dans l'insécurité, juge cette transsexuelle de 36 ans, exerçant en appartement. Elles doivent exercer dans des endroits mal famés, elles ne vont plus voir les policiers si elles sont violées ou frappées par un client, parce qu'elles redoutent un PV...".

Le cortège siffle, sonne l'alarme à coups de sirènes et alterne les slogans: "Vous couchez avec nous, vous votez contre nous", "Ni coupables, ni victimes, fières d'être putes!". Travaillant dans des bars à hôtesses, sur le trottoir ou en appartement, ces prostituées ne sont pas toutes prêtes à clamer leur "fierté", mais refusent "la honte, la clandestinité". Elles exigent l'abrogation de la loi sur la sécurité intérieure de mars 2003, qui rend le racolage passible d'une amende de 3.750 euros et d'une peine de deux mois de prison, accompagnées d'un retrait de la carte de de séjour pour les personnes étrangères. L'Intérieur a indiqué samedi que 1.093 autorisations provisoires de séjour avaient été délivrées à des personnes prostituées portant plainte ou témoignant contre leur proxénète. Par ailleurs, des cartes de séjour d'un an renouvelable devraient prochainement remplacer les titres provisoires.
Les yeux masqués par un loup, une Brésilienne de 33 ans explique qu'elle ne peut plus travailler au bois de Boulogne: c'est "trop dangereux" depuis "la loi Sarkozy qui nous rend plus vulnérables, plus faibles, dans la main du client... Pourtant, nous sommes des travailleuses comme tout le monde. Nous payons des impôts, mais nous n'avons pas de droits".
Kouka Garcia, "médiatrice de santé publique" auprès des prostituées latino-américaines, assure en espagnol que "beaucoup se cachent désormais et ne viennent plus voir les associations". Les "traditionnelles" sont rares. "Les filles du bois de Vincennes ont eu la trouille, parce qu'il y a eu une augmentation des PV la semaine dernière, croit savoir Jean-François, alias Maîtresse Nikita, et elles ont aussi du mal à laisser tomber le masque".
Sous un parapluie rouge, Lisa cache ses yeux derrière un loup de velours noir. "Je ne travaille presque plus porte Dauphine ou porte d'Auteuil, tellement j'ai peur, depuis mes deux gardes à vue, dit cette transsexuelle algérienne de 21 ans, sans papiers. Les policiers nous chopent et, si on a l'argent de notre travail sur nous, ils nous le prennent!".
Les manifestants étaient 100, selon la police, plusieurs centaines, selon le groupe activiste "les putes" à l'origine de la marche.

Ecrit par post-Ô-porno, le Samedi 18 Mars 2006, 15:00 dans la rubrique "Prostitution".
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